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Modérateurs : tesladdict, Eric 90D

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Par tesladdict
#29271
Jeudi 6 juin

Trebon-Cesky Krumlov 50 kms


Sauf à aimer les rendez-vous historiques, ouf qu’on n’était plus à Prague mardi. Difficile de se sentir seuls. Plus de 120.000 personnes rassemblées contre le premier ministre accusé de corruption.120.000 personnes massées place Venceslas que nous avions traversée l’avant veille en nous étonnant de sa taille et de sa symbolique nationale. Depuis le 29 avril c’est la 5 ème fois que les Tchèques se rassemblent, de plus en plus nombreux, à l’appel d’une plate-forme civile a politique à l’origine de l’initiative.
Comme on ne rit bien que des choses graves, Andrej Babis est entré en politique en 2011 en créant une formation populiste, Action des Citoyens Mécontents, pour ... lutter contre la corruption des élites politiques en place! 17,4 millions de subventions européennes seraient à rembourser!

Sont-ce de ces sujets que débattent les oiseaux à ... 4:30 du matin. En tout cas leurs conversations sont assez animées pour nous tirer du lit à la fenêtre qu’il vaut mieux fermer pour échapper au vacarme. Est-ce l’effet de l’âge? Je n’ai pas le sentiment qu’ils aient sifflé si tôt « à l’époque » comme diraient mes gnomes en se moquant de moi.

Petit déjeuner rapide mais copieux rassurez-vous, pour boucler le programme de notre dernière journée en République tchèque.

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But : Cesky Krumlov par Ceske Budejovice, 50 km donc presque rien mais beaucoup à voir et ... à boire parce que Ceske Budejovice c’est Budweis en Allemand. Et donc bière Budvar ou Budweiser. Pozor -rappelez-vous, attention en tchèque - : la bière américaine du même nom n’en est qu’une très pâle imitation.

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Sel, mines d’argent, catholiques avec vierge Marie sans Hussites, Habsbourg, tout roule pour une ville prospère jusqu’au classique diable qui joue avec les allumettes. Incendie général en 1646. Elle mettra des années à s’en remettre.
En 1832, le premier chemin de fer d’Europe, tiré par un vrai cheval pas vapeur du tout sauf dans les montées où je suppose qu’il devait se faire suer, crée la liaison Ceske Budejovice-Linz. Nous ferons le trajet demain, sans doute plus vite et plus confortablement.

(J’ai complètement oublié de signaler hier dans mon overdose d’informations historiques « Made in château de Jindrichuv Hradec », que parmi les aristocrates éclairés qui l’ont possédé et occupé l’un d’entre eux à fait installer aux environs de 1860 le premier éclairage électrique produit par un moulin à eau. On peut encore voir le lustre et l’interrupteur d’origine. Dans la foulée, grand seigneur et visionnaire mais pas fou il passe un deal avec la commune et élargi son installation à l’éclairage public sur la place de la ville en faisant la première cité éclairée du pays.
A Trebon c’est au début du XVI ème qu’un ingénieux système hydraulique a permis de construire le canal d’or vers lequel on a drainé marais et étangs et qui a marqué le paysage de son empreinte. Le lac couvrait 1000 ha à sa création il en mesure encore 500 aujourd’hui. Pas étonnant que le poisson d’eau douce soit la star des assiettes.)

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La nuit porte à la réflexion et ce matin nous nous sommes mis d’accord, Trebon finalement pas si très bon que ça. Le classement dans les guides nous paraît un peu surfait. Il faut dire que Telc avait mis la barre très haut. On va revivre ce même sentiment à Ceske Budejovice. La ville a beau avoir la plus grande place du pays, de très photogéniques architectures, un Hôtel de Ville remarquable, le déclic ne se fait pas. Sommes-nous devenus enfants gâtés qui ne veulent plus de pâté, est-ce la lumière qui affadit les bâtiments? Notre côté obscur prend le pas sur la force. Qu’est-ce que cette foutue camionnette blanche qui empêche ma photo, et pourquoi gâchent-ils toutes les perspectives avec des enseignes de magasins aussi laides et agressives? Pourquoi n’y a-t-il pas un foutu bled qui n’ait installé un barnum, des tentes, des estrades, des algeco, des podiums sur leurs plus belles places qui en sont forcément moins belles. Pourquoi autant de chantiers, d’échafaudages?

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« Si commencé par ici tu avais baba resté tu serais ». In Yoda I trust.


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On s’était amusé à laisser Første III se garer toute seule dans la place en bataille du parking. C’est toujours impressionnant. Sauf à avoir un peu sous-estimé sa longueur elle aurait obtenu son permis sans difficulté. Mon zouzou reprend la main pour gagner Cesky Krumlov à une trentaine de kms. Centre piétonnier, il faut laisser la voiture à l’extérieur et rejoindre l’hotel à pied.

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Ceux qui ont suivi notre Road- trip slovène ont pu partager ma sidération devant le phénomène touristique Hallstattien. Hallstatt est un bijou de village autrichien accroché à la montagne au bord d’un lac de conte de fées envahi, qu’écris-je, englouti sous des hordes de touristes chinois. Pourquoi cet engouement sans précédent? Hallstatt ayant été purement et simplement et sans avoir demandé l’avis de personne construit à l’identique dans une lointaine contrée chinoise comme un Disneyland local sa célébrité en a fait une destination number à un seul chiffre pour les voyages en Europe et comme Hallstatt c’est tout petit et les rues fort étroites, les bus qui dégorgent leurs passagers pour la journée suffisent à l’asphyxier.
Cesky Krumlov c’est un peu la même histoire. Depuis 3 ans c’est devenu le spot où pour un couple chinois il faut avoir été photographié en tenue de mariés. Surtout la mariée d’ailleurs. Réseaux sociaux rampes de lancement : le décor a donné envie à plein de chinois normalement habillés de s’y prendre en photo. Les bus déposent les groupes le matin, les reprennent l’après midi. On va être moins nombreux ce soir.

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Cesky Krumlov c’est encore un énorme château, le deuxième en taille après Prague.

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On s’est cogné la grimpette -cette manie qu’ils avaient de construire en hauteur!- au vraiment très très chaud soleil, même qu’ensuite on a failli mais que failli se faire saucer d’orage. On entre en franchissant un pont sur des douves dans lesquelles deux malheureux ours perpétuent une tradition imbécile humaine. Si on a un féroce costaud avec nous on va leur filer les chocottes aux autres! Bon, le gros père qui boulotte ses carottes à l’air plutôt bonard mais en 2019 on pourrait passer à autre chose.

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On poursuit dans l’enceinte. Après une première cour, un passage voûté débouche sur un pont d’où la vue est grandiose. Tout le vieux Cesky Krumlov est à nos pieds.

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On va redescendre et passer par le centre Egon Schiele. Intéressant mais plutôt minimaliste.

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Et par les ruelles retourner à l’hôtel mettre en forme ma prose.

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Ayé, il se met à pleuvoir alors que je termine mon papier et que - chat échaudé prend plus sa douche- nous avons réservé une place en terrasse pour dîner. A Hallstatt nous nous étions retrouvé en cinquième rang au bord du lac, près des cuisines. We will survive.

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We have survived. Pas à la pluie, non, non, non. A la musique. Un accordéoniste et un violoniste de fort bonne volonté mais d’un talent moins ... volontaire? Dans Astérix ils auraient terminé mains liées suspendus à un chêne, dans un western ils se prenaient une balle. Chacun. Nous nous avons passé une soirée de fou rire avec un serveur compatissant et complice. Nous avons fini par nous échapper légers et courts vêtus de l’apres-midi sous une pluie carrément froide pour admirer les éclairages du château.
Pipeau. Pas une loupiote là haut. Mais de jolies ambiances dans les ruelles désertées.


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Nos vêtements sèchent. Je sèche. A demain.
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Par tesladdict
#29286
Vendredi 7 juin

Cesky Krumlov - Linz 92kms

Dans moins de deux heures nous aurons quitté la République tchèque, nom constitutionnel du pays que les Tchèques n’utilisent que lorsqu’ils parlent de leur pays à un étranger. Entre eux et dans la presse locale ils utilisent depuis longtemps la forme « Cesko » (prononcez tchessco). Pour être complète sur le sujet j’ai appelé le Monde à la rescousse dans les colonnes duquel on pouvait lire en 2016
« Comme il y a presque vingt-quatre ans, lorsque deux hommes politiques, le Tchèque Vaclav Klaus, et le Slovaque Vladimir Meciar, avaient convenu de diviser la Tchécoslovaquie sans demander l’avis de leurs concitoyens, six dirigeants praguois ont définitivement tranché les débats récurrents à propos de l’appellation usuelle de la République tchèque, le nom inscrit dans la Constitution.
Les chefs de l’Etat, du gouvernement, de la diplomatie, les présidents des deux chambres du Parlement et le ministre de la défense ont annoncé, jeudi 14 avril, dans un communiqué de presse, qu’ils allaient demander à l’ONU d’enregistrer la forme abrégée Tchéquie en français, Czechia en anglais, Tschechien en allemand, Chequia en espagnol, etc., pour désigner le pays « partout où il n’est pas nécessaire que figure le nom officiel ».

Pourtant la forme brève, en particulier Tschechien, couramment employée dans la presse outre-Rhin, est difficilement acceptable par la population car elle rappelle l’appellation usitée par Hitler pour désigner ce qu’il restait de son pays après son dépeçage au lendemain des accords de Munich.

Lubie du président tchèque, Milos Zeman, qui, depuis sa prise de fonction en 2013, critique régulièrement la « froide » République tchèque pour promouvoir le nom Tchéquie, « court et sympathique », l’adoption de ce terme est un nouveau coup porté à l’héritage du premier président tchèque et ex-dissident Vaclav Havel opposé à cette forme tronquée de Tchécoslovaquie dont il ne souhaitait pas l’éclatement. »
C’est dit. Sbohem (Au revoir) Cesko. .

Nous quittons notre hôtel à pied avec nos valises parce que chercher la voiture pour les charger et passer entre les déjà très nombreux envahisseurs alors qu’il n’est pas 9:00 nous semble peu rentable en temps. Malin qu’il se croit, mon homme me persuade de prendre un raccourci que je vois comme une impasse. Discussion, engagement à porter mon bagage s’il s’est trompé. 300 mètres sur de très méchants pavés et ... c’est à coup sûr le chemin vers le parking où Første III nous attend ... derrière une grande et très lourde porte cochère fermée à clé.
Et là, alors que nous allons retourner sur nos pas, c’est vraiment du bol mais vraiment trop injuste parce qu’il n’y a qu’à lui que ça arrive, une jeune femme nous croise, se dirige vers la porte et sort ... une clé. Regard noir, large geste du bras pour nous montrer le chemin officiel. C’est sous estimer son adversaire.Vous avez déjà vu les yeux d’un corniaud dans un box de la SPA? Évidemment la fée clochette nous invite à passer avec un grand sourire.

Et il n’aura même pas porté ma valise!

Nous passons sous l’arche avec Første IlI et Cesky Krumlov passe dans le rayon souvenir.

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Avant de parvenir à la frontière notre Gaffeuse Pinailleuse Solitaire -avant elles étaient deux et pouvaient se renvoyer la responsabilité des erreurs- nous fait passer par de petites, petites routes, vertes, ombragées, encore trempées des orages de la veille. Bucolique en diable.

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Nous suivons le cours de la Vltava sur laquelle s’accumulent canoës, kayaks et bateaux pneumatiques. Des locaux, des touristes que les bus déversent à flot. Impressionnant. A les voir patauds, engoncés dans leur gilets de sauvetage aux couleurs criardes, pagaies à la main qu’ils traînent comme un canard son aile brisée la vision romantique de Smetana en aurait pris un méchant coup. M’étonnerait fort qu’il ait eu l’idée de composer sa Moldau!

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A peine plus loin le monastère de Vissy Brod montre une autre classe. Fondée en 1259 par une communauté cistercienne appelée par Pierre Wok von Rosenberg -celui à la rose comme emblème on n’en sort pas!- la légende veut qu'il ait fait vœu de construire ici une église parce qu’il avait seulement failli se noyer à cet endroit, que les gilets de sauvetage n’étaient pas encore en vente libre et qu’il fallait une intercession divine pour vous tirer des flots quand vous n’aviez pas pris de cours de natation qui ne figuraient pas plus dans le catalogue des choses à apprendre quand on était seigneur en formation.
C’est que des histoires parce que ce qu’il voulait « c’était être un artiste », faire du mécènat culturel ce qui fait parler de vous far far away et s’assurer une place en loge au paradis avec, sous la main des gens qui prient pour vous si vous n’avez le temps de le faire et trouver un spot sympa pour y ériger les tombeaux de la famille à venir qui seront visités pour les siècles des siècles. Le résultat est très chouette mais inabordable pour le péquin de passage que nous sommes. Vous vous souvenez ? Heures de visite, circuits, patin couffin. Ah, c’était plus facile avant, en 1259.

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Frontière autrichienne, campagne autrichienne, vaches autrichiennes. La circulation sur route est à 100, les villages c’est 50 mais pas sûr que les autochtones le sachent. Leurs feux sont rigolos. C’est le vert qui clignote avant de passer à l’orange et très vite au rouge. L’entrée de Linz n’est pas très belle, la ville possède quelques beaux bâtiments, d’autres moins. Très nombreux chantiers en cours = très nombreux monuments emmaillotés. On pourrait faire un catalogue des possibilités proposées et de leur esthétique.
On s’en fiche pour l’instant parce que moi aussi je sais être futée et comme Linz n’est guère grand, que de goûter la Linzertortr ne peut être une occupation en soi j’ai cherché et trouvé un truc super trop génial autour du thème des sens

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Entrée au centre culturel et montée découverte des étages avec des œuvres parfois hermétiques, parfois interpellantes et d’autres fois merveilleuses. Montez à bord avec nous!

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On sort du bâtiment pour arriver à un lieu d’exposition à ciel ouvert.

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Et pour grimper dans une tour de 31 m de haut d’où la vue sur la ville est idéale.

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Au sommet il fait très bon parce qu’une fois encore le thermomètre caracole vers les hauteurs. Une fois redescendus. Nous découvrons Les installations artistiques sur la terrasse, fort amusantes. Fausse piscine mais vrais jets d’eau, balancelles reposoirs.

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L’œuvre qui sort du flanc de la tour est bluffante. Un vaisseau que je me plais à penser pirate conçu par un artiste russe.

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Beaucoup d’humour. De poésie.

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Nous redescendons sur terre. Une petite pause et re-sortie dans le Linz de fin d’après-midi. Une ville traditionnelle

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Qui cultive ses traditions

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Les commerces ferment à 18:00. Sauf les fleuristes et ... les coiffeurs . Depuis le temps que je me plains de l’hirsutisme de mon Casanova. Hop. Chez le barbier. C’est bien la première fois de sa vie que pendant qu’on lui rase la boule il déguste... une bière !!! Quelle ville formidable. Je comprends pourquoi les mecs ont des coupes hyper courtes.

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Juste après le coiffeur, la maison où Mozart a composé un truc célèbre qui parle de Linz.

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Nous avançons au gré des rues et des passages. Aucune Linzertorte en vue. A tel point que je suis allée sur la toile pour trouver du secours. Oui ça vient bien du coin, c’est une des plus anciennes recettes connues et attestées en pâtisserie mais quoiqu’il en soit il y a déni. On n’en a pas vu l’ombre d’une.

Quand au beau Danube bleu, je vous laisse seuls juges.

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Le pif de mon mec a repéré un endroit délicieux ou grignoter en terrasse. Nous passons un super moment entouré de locaux qui fêtent le w-e avec bonheur. Pour ce que nous en avons vu, Linz est une ville agréable à vivre. Et qui cultive cet art dans les détails !

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Par tesladdict
#29294
Samedi 8 juin

Linz- San Felice del Benaco ok

mais pour les kms c’est une autre histoire. Incompatibilité de choix de route entre mon homme et notre Grande Prêtresse Siphonnée. « Comment? Mais je ne veux pas passer par là. Ça ne va pas se passer comme ça ». Il ruse en tronçonnant le trajet. Trop content de sa manœuvre. Et là, merveille de l’incorruptible technologie... elle parvient, l’air de ne pas y toucher, à revenir à son projet perso. Un rond- point, de multiples sorties, une bretelle... Pas de fée Clochette cette fois-ci. Grosse colère. Nous sommes coincés sur l’autoroute sur laquelle elle nous a menés. Comme nous sommes en train de remonter une vingtaine de kms de bouchon sur la voie opposée à la notre j’essaie de tempérer en suggérant que sur le trajet initial -le sien mais je ne le dis pas- il y aurait eu la même difficulté ! On voit en effet un gros noeud rouge sur la carte. On n’en saura rien bien entendu.

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Après Salzbourg nous abandonnons l’Autobahn pour les kleinen Straßen. La ruralité intégrale. Des sorties du samedi, on ralentit à 70, des campings cars, on frise le 60, des tracteurs, 45 est un bon choix, des vélos. Un trafic de ouf! Et des villages à 50 où 60 qu’on traverse à 30. Notre conso est optimum. Moins de 200 wH pour 243,5 kms dont 200 d’autoroute.

Arrêt recharge à Kitzbuhl. 3 postes assez originaux à côté de ce qui devait être une station service et qui est aujourd’hui un magasin de fleurs. Arrêt pipi compromis. Et pas de tramezzini spongieux non plus. Un distributeur de boissons a été installé. Ça n’arrange pas mon problème.

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On reprend la route vers le Brenner. A la sortie de Kitzbuhl je découvre une formidable destination musicale pour cet été. Accrochez-vous. Du 5 au 6 juillet 2019 le Burning Lederhose festival met le feu à Kitzbuhl. On se déplacerait à moins, cornedebouc. Imaginez 5 rockers élevés au bon air des montagnes et des produits de la ferme qu’on fourre dans des culottes en cuir pour les faire chanter et danser sur une scène ! De la balle et pas de foin...

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La circulation nous offre les mêmes conditions de folle vitesse qu’avant. Vélos, tracteurs, camping-cars, courses chez Lidl ou Spar. Jusqu’à l’autoroute E 45 limitée à 100. L’autoroute autrichienne est payante mais on peut acheter sur Internet un droit de circulation temporaire, 9,20€ pour 10 jours et se contenter de fournir le numéro d’immatriculation de la voiture. Pas de vignette à coller. Le véhicule est reconnu par caméras. Idem pour le péage du col du Brenner. 9,50 le passage.

Col vers lequel nous tentons d’arriver. Déjà avant Innsbruck nous remontons sur la file de gauche 13 je confirme 13 kilomètres de camions à l’arrêt. Et à notre tour d’être dans la confiture de trafic - so british- où dans le Stau germanique ou bouchon français. Les 3 vont à la même vitesse. On va perdre 40 minutes à cause d’une montée au nord d’Innsbruck et de travaux qui sur un kilomètre réduisent la circulation qui venait de passer à 3 voies à deux. Démentiel.

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Les limitations de vitesse répondent à une logique peu évidente. Toute la partie plate et droite de départ était à 100. Au passage du col les virages se succèdent ça passe à 130. Comprenne qui pourra. Les derniers audits de la circulation en condition réelle doivent dater des chars à bœufs.

Péage, voie de droite pour le télé-péage. Un excité en orange agite un drapeau tout aussi orange nous intimant l’extrême-droite. C’est toujours un mauvais choix : on se retrouve dans la file qui rejoint l’énorme aire de Parking. Mais non : ça ne suffit pas. Un camionneur - j’aime à penser qu’il travaille pour les transports « La flèche d’or »- bloque la file pendant 5 bonnes minutes et finit par l’obliger à reculer. Je ne vous dis pas l’effet produit quand on se retrouve dans cette position entre deux 35 tonnes.

Heureusement, après le passage du col l’Italie tient ses promesses. Merveilleux soleil et... 35°. Ça change du gris et des 14° de ce matin.

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Je vous narre nos aventures, mon doudou conduit, Første IlI s’agaçouille un peu de cette circulation caca-boudin qui la fait ralentir et accélérer sans cesse. Les voies sont étroites, les poids-lourds larges et nombres de conducteurs surestiment leur envergure lors des dépassements. Malgré les annonces successives de bouchons on finit par rouler assez bien jusqu’à l’arrêt soudain. La Gouailleuse Parole Synthétique ne nous fournit plus aucune indication sur les conditions de circulation. Vengeance de ce matin? Même pas puisque Waze fait tout pareil. Y a quelqu’un au contrôle là-haut ?
4 minutes d’arrêt pour un accrochage entre deux voitures. Et une nouvelle alerte « Traffico rallentato ». C’est toute l’Allemagne qui a décidé d’émigrer vers l’Italie. Et pas que pour le w-e de la Pentecôte si on observe les chargements et si on compte les caravanes. C’est un signe qui ne trompe pas. Ça sent les débuts de vacances. C’est bien notre veine pour nous qui rentrons.

A 8 kms du but, sans doute pour nous distraire de la contrariété de travaux rétrécissant une fois de plus les voies on nous offre 20 minutes de pratique intensive d’accordéon, version rock.

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Superchargeur Affi, 16 bornes disponibles, l’embarras du choix ! Et un transfert d’énergie rapide et efficace. Moins que celui de notre voisin qui étrenne sa Model S toute neuve avec prise combo. Tellement neuve que c’est la première fois qu’il charge et il est un peu perdu. Mon zouzou bonne pâte lui explique le baba dans son italien gestuel. Top! On repart pour une petite cena. C’est le dîner, pas une scène.

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La soirée va être douce sur les hauteurs du lac de Garde.
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Par tesladdict
#29301
Dimanche 9 juin

San Felice del Benaco - Gênes

Avant-dernière étape de notre trip. Étape courte, 273 kms, mais intéressée. D’abord parce que la ville nous plait, ensuite parce qu’à Gênes il y a pour nous le plus proche magasin Eataly. Un rêve pour qui aime les prodotti italiani, olio, vini, pasta, tartuffo, prosciutto, gorgonzola, mascarpone, mozzarella di Buffala, tallegio, parmiggiano, grappa, limoncello .... L’idée d’un Italien qui mettra en valeur l’excellence de petits producteurs. Le concept date de 2004, le premier point de vente de 2007, au Lingotto à Turin, dans un bâtiment récupéré des anciennes usines Fiat. On peut acheter des produits frais, de l’épicerie, manger sur place et participer à des ateliers culinaires. Depuis se sont développés 18 points de vente nationaux, 39 boutiques dans 13 pays dont un magasin qui vient d’ouvrir à Paris. Et les prix qui malheureusement vont avec. On sera raisonnables.
Cerise sur le gâteau, la route nous fait passer par Imperia, SuC en prime, siège de l’Emporio Fratelli Carli. I condimenti Liguri, la focaccia genovese croccante, I amaretti morbidi, I bacci di dama alla nocciola... Comment résister? Et la voiture est devant le magasin, coffres prêts à engloutir toutes ces bonnes choses.

Ce matin nous avons fermé la porte du bien nommé B&B Corte de le Muse à regret. L’endroit est idyllique, la chambre charmante et le petit jardin privatif délicieux.

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Le ciel est bas, peu amène, même s’il n’empêche l’optimisme de baigneurs matinaux.

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Il ira s’alourdissant pendant que nous avançons vers le SuC de Piacenza. Curieux paraphe pour rejoindre celui-ci. Signature prémonitoire d’un caddie de supermarché ?

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Au SuC ce sont des gouttes bien chargées qui s'écrasent sur la voiture. Chargées de quoi? Peut-être vaut-il mieux ne pas le savoir. Mais les traces que mon amateur de belle voiture nettoie sur le pare-brise ne sont pas le résultat d’eau distillée. Pipi d’ange?

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Ce sujet somme toute météorologique m’oblige à constater que malgré les prévisions pisquependesques de nos devins éthérés, si nous avons bien passé des Docs et doudounes aux sandales et shorts en 2 jours, l’emploi du parapluie s’est résumé à une brève occurrence à Bayreuth et un manque amusé et assumé le soir où nous avons fui les musiciens tortionnaires de Cesky Krumlov. Nuit d’orage et soleil par la suite. L’art de la divination, fût -ce assisté par d’obscurs algorithmes informatiques, reste à l’évidence aléatoire.

La plaine du Po s’étire et nous avec. Sans les mains. Ligne droite peu passionnante ou Første IlI n’a aucun mal à nous mener. Presqu’elle s’ennuierait elle aussi. Peu de circulation, les kilomètres défilent. Dans une heure nous serons rendus à bon port de Gênes.

A 50 kms de là l’autoroute prend un nouveau visage. Nous nous plaignions de la monotonie de la ligne droite. Nous allons être servis. Avec un début d’Altzheimer on pourrait oublier la nature de la voie sur laquelle nous circulons. C’est à s’y méprendre une route de montagne à double sens, les virages se succèdent « How, how » dirait Pollux, « Tournicotis tourrrrrnicotons ». Sur la fin à défaut de manège enchanté nous pourrions nous croire dans la trajectoire d’une boule de flipper. Les deux voies filent entre des murs de 4-5 mètres de haut. On ne voit rien hormis le ciel quand il n’est pas lui- même grillagé.

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Depuis 50 kms les deux sens de circulation se sont perdus de vue. À peine un viaduc suggère -t-il de temps en temps la possibilité d’une autre voie... Et puis l’horizon s’ouvre, près du port. Nous passons devant l’accès condamné de la bretelle qui menait au pont effondré. D’épouvantables enlaidisseurs des mers attendent leur ration de touristes prêts à dégorger dans d'autres ports.

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Notre hôtel n’est plus bien loin. Første IlI va pouvoir souffler. On la rechargera comme prévu à Imperia demain sur le retour. Prêts à en découdre avec les éléments quels qu’ils surviennent nous sortons avec parapluies et chapeau.

Ce qui suit, ça vous parle?

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Un peu plus?

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Et là?

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Bravo, bravissimo. « Pirates » de Polanski.

A l’abordage! Le « Neptune », impressionnant bateau, est étrangement amarré dans le Porto Antico. Reconstitué sur le modèle d’un galion du XVII ème, il reste célèbre pour avoir servi de cadre cinématographique au film de Roman Polanski de 1986. Citons Wikipedia sans lequel mes infos seraient bien tronquées. « C’est un galion à trois-mâts carrés, muni d'un mâtereau avant et d'une civadière, petite voile carrée, gréée sous le mât de beaupré à l'avant d'un navire. Il mesure 63 m de long avec une largeur de 16,40 m et un tirant d’eau de 2.2 m. Il est équipé d'un moteur auxiliaire de 400 chevaux, 4500 m² de surface de voilure et 20 km de cordage (soit 11 tonnes de cordes). Malgré sa fonction première de plateau de cinéma, le navire est conçu comme un vrai voilier en iroko pour la partie supérieure à la ligne de flottaison et en acier sous la ligne. Quelques pièces de décors comme les canons et les sculptures sont en matériaux composites et plastique. Conformément à la volonté de Roman Polanski d'avoir un vrai bateau au lieu d'une maquette, il est fonctionnel et peut naviguer à 5 noeuds sous voiles (3 nœuds au moteur). »
Vous voici prêts à monter à bord avisés.


Manque de mini pirates sous la main, nous n’irons pas, on leur envoie des photos. Nous allons nous perdre dans le lacis des vielles ruelles autour du port. Ambiance exotique, population métissée. Dimanche la plupart des boutiques sont fermées, rideaux métalliques baissés. Jamais on ne peut aussi bien voir les rues, les perspectives, les façades, les détails.

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Fin d’après-midi sur le port plein de vie. Beaucoup de monde à l’entree de ll’aquarium, des consommateurs aux terrasses, des promeneurs le long des quais.

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Dîner « goloso » dans un endroit complètement planqué dans une ruelle. Savoureux et chaleureux.

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Retour par ...Eataly qui ferme à 22:30. Trop top.

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Demain matin, Mercato del Oriente. Je vous raconterai.

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Par Eric-B
#29313
merci pour ce voyage si parfaitement raconté 8-)
j'avais bien aimé Prague avec 2 anecdotes:
je me suis fait piquer mon porte monnaie dans ma bannette en ceinture dans le métro, je n'ai rien, vu, c'était un pro :twisted:
et j'étais assis au restaurant à midi à côté d'un patient du cabinet :shock: :o :lol:

A propos de Gênes:
Et grâce au GPS :twisted: je me suis fait 2 fois la traversée de Gênes car depuis que le viaduc est tombé, la déviation officielle rallonge beaucoup le trajet, et entre les panneaux qui indiquent une sortie, le GPS une autre, je me suis fait la passerelle du port dans les 2 sens :roll:

en Bretagne la "Grande Prêtresse Siphonnée" nous a fait passer par des chemins à la limite du carrossable (type largeur max 2.1m :roll: ) , mais bon, on avait prévu des étapes de moins de 300km entre 2 hôtels, donc on n'était pas pressé et on était là pour visiter :mrgreen:

bonne fin de voyage 8-)
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Par tesladdict
#29322
Lundi 10 juin.

Dernier jour

Merci Eric pour ton amusante et sympathique contribution. Un argument de plus pour ne jamais circuler autrement qu’en Tesla ha ha. Merci aussi pour tes encouragements pour notre fin de voyage. C’est toujours un peu triste de s’arrêter. Et on espère bien découvrir où tu vas aventurer ta belle pour la prochaine virée.

Il aura fallu un certain nombre d’années pour qu’enfin -« Eureka » dit Archimède dans sa baignoire- je comprenne à mon tour l’expression « sombrer dans le sommeil ».
Il est 23:55 dans la chambre d’hotel. Je n’entends ni la rumeur du port ni les clapotis de l’eau contre la coque des bateaux ni les cliquetis des drisses contre les mâts. L’insonorisation est parfaite. Mais au-delà du mitant du lit les 40èmes rugissants mugissent et une version sanitaire du naufrage du Titanic passe par la cloison de la salle de bain voisine. Touché peut-être mais pas coulé encore. Et le vent boréal devait souffler plus froid que celui du sèche-cheveux qui me hérisse le poil. À quelle heure n’y a-t-il plus eu de survivant? Et si je tambourinais « La Truite » de Schubert contre la porte 163 demain aux aurores?

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(Victor Tardieu)

Aurores cotonneuses mais coton filé. Le temps que nous partions pour le « Mercato Orientale » le soleil a démêlé l’écheveau. Il fait déjà 26°. Nous trouvons miraculeusement une place de stationnement dans une ruelle transversale en face du marché. Comme toujours la quantité de scooter est hallucinante.

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Découvrir le marché est une incitation irrésistible au péché de gourmandise. Et de luxure : plaisir des yeux. Nous craquons pour un jambon de Parme, du saucisson, de la mortadelle de Bologne, la seule, la vraie, du parmesan. Vendu en italien et avec le sourire chez Vianello. Si vous lisez les romans policiers de Donna Leon vous comprendrez, à connaître les positions écolo-bio de l’adjoint du commissaire Brunetti que nous achetons en toute confiance. Et si vous ne les lisez pas encore, lisez-les.

Chaque livre est un nouveau voyage à Venise.

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Sortie de Gènes plutôt facile. C’est ensuite que cela se complique. « Lavori in corso ». 126 kms, 9 chantiers avec circulation ramenée à une voie. Ce qui va nous sauver c’est le lundi de Pentecôte à la mode française. Les camions sont interdits de circulation jusqu’à 22:00 et les parkings près de la frontière saturés. Les voilà contraints de s’arrêter bien en amont. L’autoroute est ainsi exclusivement pratiquée par les véhicules légers.

Arrêt recharges à Imperia. Du jus pour Første IlI et du jus de la treille pour nous. Un peu de Prosecco pour cultiver la nostalgie.

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Dans 293 kms et près de 3 heures nous serons rendus. Vaut mieux pour la mortadelle. Il fait 30° le ciel est noir colère. Des éclairs flashent à la va comme je te pousse. « Mêêêson! » avec vent hostile dans le nez. Mais nous ce n’est pas en bicyclette qu’on rentre. Et ça va super bien le faire.

D’abord on va retrouver notre chat qui va nous faire la gueule et puis très vite se souvenir qu’il peut demander à manger.
Ensuite on va défaire les valises, je vais faire tourner une machine pendant que mon chéri va dorlotinoucher LA machine. Første III va peut être y perdre du poids, crade comme elle est. Mais y gagner en séduction, objectivement.
Ensuite on reprendra nos marques, un peu flous des jours passés si différemment. Un peu de vague à l’âme vite bousculé par les cris et les rires de nos lutins.

Chaque voyage est unique, chaque bilan est autre.

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Si je devais faire rapidement celui de notre cru 2019 -18 jours, 4173 kms, 18 arrêts découvertes-, j’en retiendrai essentiellement la fulgurance des éblouissements provoqués par les œuvres civiles ou religieuses gothiques et baroques d’Allemagne, de République tchèque ou d’Italie. Jusqu’au vertige et voire la saturation. Mais quel formidable moyen de saisir l’évidence de l’histoire et delà vie des hommes ,de leurs échanges économiques, culturels, spirituels. Qu’on cesse de croire que nous avons inventé la mobilité. Sauf celle de masse, c’est indéniable.

Nous retiendrons le plaisir de la redécouverte de Prague, de ses richesse, variété et originalité architecturales, de la convivialité de ses habitants.
J’attribuerai des étoiles ...« à la bière tchèque » me souffle mon zouzou sans lequel je ne pourrais aborder le sujet, à Telč dont la grand place nous a irrémédiablement marqué, « à la bière tchèque », écris-le encore, à Česky Krumlov parce que c’est vraiment un très bel endroit malgré tout, aux routes de campagne tchèques où les arbres apparemment ne descendent pas dans les rues comme en France puisqu’on on ne les coupe pas et que le paysage en est simplement beau.

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A l’aventure culturelle et vertigineuse de la tour de Linz, formidable approche d’une ville loin des clichés traditionnels. « A la bière tchèque »

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A qui le goudron et les plumes? Aux Tchèques bougons, hostiles et méprisants. Il n’en reste pas beaucoup mais assez, peu judicieusement employés pour qu’on ne puisse s’empecher de les remarquer : aux guichets d’accueil d’endroits pourtant publics et touristiques, dans certains commerces.
Trebon nous a été vendu surfait. Y passer oui, y rester non. Sauf pour des randonnées et du cyclotourisme dans les environs. Même Trip Advisor nous ment. De tout notre périple ce fut le seul hôtel sans charme aucun, moche pour tout dire. Gentil accueil, bonne literie mais une épouvantable odeur dans les couloirs, mélange de transpiration et de levure de bière, spa au sous-sol et brasserie voisine.
Enfin le sujet qui fâchait, qui fâche et qui fâchera encore hélas. Fil rouge de tout nos road-trip depuis que Tesla nous a incité à l’aventure, qui en Norvège nous ont fait zapper Gudvangen, en Autriche pourri Hallstatt, fait renoncer à la cathédrale Saint Guy, les hordes touristiques moutons de Panurge, ceux qui suivent la liste des 100 endroits où être vus avant de ne plus pouvoir monter et descendre des bus.

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(Gerhard Haderer, OÖNachrichten)

Un regret ? Ne pas m’être attaqué à un Trdelnik. J’ai été faible, je le reconnais. Mais c’est vraiment trop impressionnant.

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Et avoir manqué de temps pour découvrir les maisons cubistes de Prague.

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On vient de passer en France. « L’autoroute vous appartient ». Affirmation clairement excessive puisqu’on va acquitter un droit de péage, qu’on va devenir chèvres à essayer de suivre à quelle vitesse progresser, qu’entre les panneaux conventionnels avec ou sans rappel, ceux pour les camions parfois moins sévères, les portails électroniques qui affichent 70 avec insistance alors qu’il n’y a RIEN, pas de travaux, pas de chaussée déformée, pas de manif de quelque mal embouché que ce soit, même Første IlI y perd la synchronisation de son affichage. Si elle nous appartient est-ce parce que les radars sont emballés dedans un vilain plastique noir? Le moins qu’on puisse constater c’est que certains le savent et ne sont pas loin de prendre la voie pour un circuit.

Tout fout le camp et BB pourrait être empaillée qu’on ne l’écouterait pas davantage . « Je n’ai besoin de personne en Harley Davidson » c’est du grand n’importe quoi. 4 motards de la gendarmerie gyrophares bleuzizants pour devant derrière protéger des gros durs avec des aigles dans le dos. Mais que fait la police?

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Første IlI a été top top top en dépit de son côté coquin qu’ils vont la recadrer vite fait au Tesla-Center d’Aix. Pousser un petit pouët d’avertissement qu’on a fini par comprendre comme grosso-modo « Attention, je vais tout couper les écrans que ça va être rigolo » n’est rigolo qu’un temps. C’est qui le chef? Pour le reste elle a été une parfaite compagne de voyage, discrète, efficace, confortable. Jamais mal au dos, à la tête, au ventre. Jamais fatigués même après notre éprouvant trajet d’Autriche en Italie par le Brenner.
J’avais fait un planning des recharges avant le départ, que nous avons plus ou moins respecté. Prudente j’ai souvent surestimé son appétit et nous avons pu faire certaines économies d’arrêt. Et puis, il y a aujourd’hui des prises un peu partout. Charge-Map c’est top pour les infos. (Ok ils se sont plantés sur Trebic mais ça peut arriver-. Largement de quoi rouler cools. Første IlI presque un véhicule ordinaire? Ah non, ça, jamais.

D’ailleurs, alors que je finalise la mise en ligne de mon dernier texte, mon doudou, après l’avoir poncée-récurée-pomponnée est à son bord, plongé dans les explications de la nouvelle mise à jour. Comme à chaque fois, cadeau surprise.

Et avec cet éternellement extraordinaire véhicule nous continuerons nos séquences découvertes. Quelques idées déjà mais chut....

J’ai bien aimé vous emmener découvrir avec nous les pays traversés. Les vacances arrivent, passez les belles et bonnes et faites nous voyager à votre tour, à votre façon.

Et surtout, emmenez-nous dans vos bagages, racontez-nous.


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À une prochaine promenade Monsieur Tesla
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Par Tesla magazine
#33014
Période de confinement oblige.
Le sujet est épinglé pour en faire profiter le plus grand nombre.

Vivement que ces perspectives s'ouvrent à nouveau! Merci Tesladdicts!

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