Forum Tesla Magazine

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Modérateurs : tesladdict, Eric 90D

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Par Eric-B
#29150
heuu :oops:

monsieur n'aurait pas pu partager son plat :roll: :? :oops: ?

;)
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Par tesladdict
#29151
Jeudi 30 mai

Karlovy Vary - Prague

110 kms au grand soleil. Yessss! Parce que j’aurais pu vous dire qu’hier on a déambulé dans la ville thermale en pull et doudoune et qu’à l’approche des sources d’eau chaude il faisait bon. Fin mai! J’aurais pu vous parler de ces sources qui coulent, sagement numérotées, nommées, à la température affichée.

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On leur a installé des bassins qu’elles sédimentent à leur façon. A tel point qu’on utilise pour boire leur eau de curieuses tasses à bec afin de ne pas se tacher les dents!

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J’aurais pu vous parler de la merveilleuse église orthodoxe rivalisant de lumière et de splendeur avec un ciel enfin dégagé.

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J’aurais pu vous parler de Beethoven qui est descendu à l’hotel Pritt, énorme bâtisse qui clôt le méandre de la Tepla qui coule dans l’axe de la ville.

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J’aurais pu vous citer Goethe qui affirmait que sa vie avait changé après son séjour à Carlsbad.

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J’aurais pu vous parler des dalles mémorielles qui incluses dans les rues de la ville rappellent le destin des juifs déportés.

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A l’approche de Prague les champs de houblon se multiplient. On se demande pourquoi. Partout le colza éclaire les panoramas. C’est beau.

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La circulation sur la route à deux voies est dense. Quelques allumés, pas de radars a priori.Beaucoup de camions, des chantiers en nombre. Circulation alternée. Et les panneaux Pozor qui vont bien. Gaffe! en Français .Avec variante : Pozor vlak. Question : c’est quoi un vlak?
Réponse :

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On va mettre nettement plus de temps que prévu. Et va même falloir trouver de quoi décrotter notre carrosse qui s’est pris les jets boueux d’une nettoyeuse. Un comble.
Dans notre enthousiasme vagabond on a totalement zappé le w-e de l’Ascension. Erreur fatale. Bus, bouchons, hordes touristiques.
De retour à l’hotel pour une pause vespérale -12880 pas quand même dans le seul après-midi - je l’affirme : Prague est magnifique mais faut choisir ses dates. Et demain sera un autre jour.

Profitez calmement depuis chez vous des quelques chouettes endroitsque nous avons découverts, célèbres ou pas!

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Nous allons ressortir. Promis, je vous dirai tout demain. Bonne soirée à vous
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Par tesladdict
#29152
Réponse à Eric B : Merci Eric pour ta vertueuse indignation mais il faut tout de même que je prenne la défense de mon homme au restaurant « chien et chat ». J’avais commandé un jarret et il est vrai que la cuisson en est assez longue. Mais pas un instant nous n’aurions imaginé pareil gag. D’autant que son assiette a été ramenée bien chargée encore en cuisine !!! L’expérience nous rendra plus attentifs :lol: :lol:
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Par tesladdict
#29159
Vendredi 31 mai

Only Prague

J’avais dit, j’ai fait. Prague par début de night parce que gambettes un peu compotées et gros programme « je crapahute-tu crapahutes-nous crapahutons » demain. Tôt si possible pour échapper aux hordes selfieuses.
Le ciel azur étendant avec grâce la toile de fond sur laquelle l’éclairagiste céleste peaufine la qualité des lumières, tout architecture, tout détail remarquable est somptueusement mis en valeur. Avec la lumière qui décroît la ville glisse dans l’intime et le mystère. Les ombres portées soulignent les reliefs, dessinent l’essentiel. On bascule lentement dans le passé.

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L’art nouveau s’impose, le vieux beffroi surgit dans le crépuscule, les flèches acérées de Notre-Dame du Tyn griffent le ciel.

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La foule est encore dense, beaucoup de groupes se retrouvent devant les caves gothiques, les clubs de jazz, les boîtes d’où l’on entend sortir des accents funk, disco, r’n’b ou hip hop. On dîne tôt et les restaurants sont déjà presque vides.

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Un étrange engin approche, musique à fond. Une Rosalie à bière : 12 personnes, 1conducteur au volant, 8 pédaleurs, énergie motrice des mollets, une place invité, de la musique à donf et de la bière à volonté. Il semblerait que la municipalité praguoise n’encourage guère la multiplication de ces véhicules pourtant écologiques !

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Et ce matin après un sage petit déjeuner, poissons fumés, œuf au plat, fromage, pains aux graines d’oiseaux, notre objectif est le franchissement du pont, la cathédrale Saint Guy au Château et des errances dans Malá Strana le nez au vent. Avant d’arriver au pont, nous savourons la tranquillité de l’instant.

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Premier modeste attroupement.

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L’horloge astronomique a eu la bonne idée d’attendre notre passage pour laisser défiler ses apôtres top-models. Un joli déhanché dans la fenêtre de gauche, puis de droite et puis s’en vont pendant que la mort, imperturbable scande les heures accompagnée d’un violoniste dubitatif.

Passage du pont heureusement dégagé.

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Saint Népomucène dont je vous ai conté la triste histoire

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Que l’on retrouve animée dans les boutiques de marionnettes. On tourne la manivelle, le saint est jeté à l’eau. On tourne encore, il monte au ciel. Play again.

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Ce qui n’empêche nullement les superstitieux de frotter le socle de sa statue. Pour quoi au fait? Ce doit être « à la carte ».

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La restauration des statues du pont semble assez aléatoire. Un p’tit coup à gauche, un p’tit coup à droite. Là le petiot à vraiment l’air d’insister pour qu’on lui arrange son auréole. Faut dire qu’elle fait dépit.

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Le vent qui nous mène doit souffler force 6 au moins puisqu’à se laisser aller dans les ruelles où renaissance et baroque s’emmêlent et s’être laissés séduire par Notre-Dame de Lorette étrangement calme, l’arrivée au Château nous a ramené à la réalité.

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Il a peut-être fallu 600 ans pour terminer la cathédrale mais nous ne ferons pas une queue de plusieurs heures pour y pénétrer.

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Heureusement la vue est encore gratuite parce que la célèbre ruelle d’or ne l’est plus. Au nombre de pieds internationaux au centimètre carré et à la vitesse de progression le péage doit être plus cher que la plus chère de nos autoroutes.

Bye le Château surpeuplé, retour vers le pont par le palais Wallenstein- vous vous souvenez ? Le Fouché local- qui ... ferme lorsqu’on arrive.

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Le jardin et l’un de ses hôtes. Prout prout .

Dans la cour du musée Kafka l’amusante rencontre de l’oeuvre iconoclaste de l’irrévérencieux David Cerny , Piss sculpture. Deux hommes dont le bassin est animé se soulagent avec enthousiasme les pieds dans un bassin au contour de la Tchécoslovaquie.

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Plus classique et poétique les célèbres marionnettes tchèques.

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Un crochet ravissant par l’ile de Kampa, passage devant le mur John Lennon. Au soleil c’est joyeux mais bon... Le mur Lennon n’est plus qu’un souvenir effacé par des milliers de gribouillis.

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Retour par le trajet du matin

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Et quelques variantes qui nous font passer devant le célèbre Golem qui a permis à Frankenstein d’exister. Bon, c’est un raccourci raccourci. Pour le coup, allez voir Wikipedia. Je fatigue.

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Ce soir, nous sortons au Snerc Black Light Théâtre. Moi je sais que je vais adorer. Pour mon homme, je vous dirai. Déjà qu’il s’est cogné une heure de marionnettes Siciliennes à Palerme lors d’un voyage pas road-trip parce que pas Tesla. « Eh bien oui ! J’exagère !», Edmond Rostand, acte II scène 8. Alors...
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Par tesladdict
#29171
Samedi 1er juin

Je vous ai laissés hier, au moment où j’allais emmener mon zouzou au pestacle. D’abord on s’est un peu perdus -à pied heureusement- entre les numérotations des rues des maisons entre plaques bleues et plaques rouges. Les rouges - maintenant on sait- correspondent au cadastre et peuvent ne pas suivre les numéros des bâtiments proches. Les numéros bleus sont séquentiels, comme utilisés dans toutes les villes d’Europe. Dans les grandes villes le rouge ne sert à rien mais, nous sommes dans le pays de Kafka, il est obligatoire. Donc, oubliez le rouge. Bref, on a fini par trouver et on n’a pas été déçus. Dans une salle d’une petite centaine de personne, quasi pleine et où nous n.entendions parler que tchèque, nous avons assisté à un vrai moment de bonheur. Le Black light theatre mêle acteurs à la fois mimes et danseurs et objets animés comme par magie dans un tourbillon d’humour et de poésie. De la musique un peu, des sons, beaucoup. Un moment de grâce partagée pour ceux qui ont gardé une âme d’enfant. Il n’y avait que ça dans la salle ! Et que des sourires à la sortie.

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Au sortir du théâtre, en regardant par hasard l’appli Tesla grâce à laquelle on échange avec Første III, catastrophe ! Voilà t’y pas que le voiturier chargé de la belle s’est embrouillé dans le planning et nous l’a chargée à donf! Mauvais ça, pas bon pour les batteries. Aussi, changement de programme pour le lendemain c’est à dire ce matin. Nous irons pour dépenser quelques Wh saluer le château de Karljstein pas loin de Prague, que les guides disent que c’est l’un des plus beaux et qu’il ne faut pas le rater.
8:30. Nous voilà partis. 35 kms, ce ne sera pas long, sauf si on ne voit pas le panneau accès interdit sauf riverains à l’approche du village parce que la Grande Positionneuse Satellitaire elle, elle s’en tape. Alors, quand on arrive au bout des 5 kms et qu’on fait demi-tour parce que non seulement on arrive en zone piétonne mais qu’en plus le parking est au bout de la rue principale sur laquelle vous êtes à tort mais que vous ne pouvez le rejoindre que par une autre route et que ça vous rajoute 8 kms, calculez : ça fait plus long.

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Ensuite le guide dit qu’il faut un quart d’heure de marche pour accéder à l’ex coffre-fort royal parce que c’est à ça que devait servir le castel. Preuve que les rédacteurs de guides touristiques sont comme les rédacteurs de quatrième de couverture qui résument et donnent leur avis sans avoir lu. 2 kms avec une pente de 12%. Faut pas s’étonner qu’un service de calèches et de mini-bus fasse le plein à presque tous les coups.

Notez que vous risquez de rater une variante du plus fidèle ami de l’homme

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Et une qualité artisanale remarquable, toujours d’après le guide.

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Je vous sens impatients de découvrir ce que nous avons enfin découvert dans cette fameuse résidence de Charles IV.

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Un joli point de vue sur la campagne environnante. Une queue d’un bon quart d’heure à la billetterie. Et basta. Pas de visite libre, donc exclusivement guidées et ce, à partir de 13:30 en Anglais. En Tchèque on gagne 30 minutes mais, non merci. 2:30 d’attente pour 1:40 de visite dans une langue incompréhensible malgré tous mes efforts... je passe mon tour. Charles IV par une lubie que l’on n’explique pas avait interdit l’accès du château aux femmes. Avait-il peur de se faire piquer ses bijoux?
Je les lui laisse sans regret. Prague, ses rues animées, ses passages et ses terrasses nous attendent sous un beau soleil estival. 27°.

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Loi des séries. Au retour, route d’accès à l’approche de l’hotel barrée par un chantier. 4 kms de détours pour atteindre le but. Retour de Første III au garage avec les explications de charge qui vont bien avec. Nous on va manger vraiment tchèque pour la première fois au cours de ce voyage « Aux deux chats », .. . Chez nous ce sont plutôt coq blanc, d’or, aigle, cerf et chevreuil qui font l’enseigne! Un chat noir parfois!

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La salle est accueillante, typique, entrée avec cuves de brasseries, voûtes, tables en bois sombre. Le service souriant, la bière... un régal. Mon eau gazeuse m’éveille moins de commentaires.

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J’ai choisi de la viande de bœuf bouillie accompagnée d’une sauce aux airelles et de, comment dire, quelque chose qui ressemble à de la mousse expansive super blanche coupée en tranches et moelleuse. Ça n’a aucun goût en soi et permet éventuellement d’éponger la sauce surnuméraire. Ça c’est fait. Mais la viande, malgré l’étrangeté du turban de chantilly posé dessus s’est avérée délicieuse, un bon morceau de pot-au-feu -feu, tout comme la sauce d’ailleurs.
Ma moitié s’est plus prudemment régalée de tranches de fort goûteuse cochonnailles.

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A nous les passages envisagés. A nous l’art nouveau et la rencontre de l’art contemporain.

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Passage Lucerna David Cerny à installé son Saint Venceslas à califourchon sur un cheval mort suspendu pattes en l’air, parodie de celui qui monument national trône en haut de la place à son nom à quelques dizaines de mètres.

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Plus loin la superbe tête de Kafka en 42 strates mobiles de tôle inoxydable de 11 mètres de haut du même Cerny -ce n’est pas notre jour- refuse obstinément de s’animer réduisant ainsi la symbolique de la tourmente, du déchirement intérieur de Franz Kafka.

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Quoi qu’on va faire ce soir? Pas encore décidé. Trop de choix! Am-stram-gram!


P.S. Message à Jarvis dont j’avais zappé le post. Dès mon retour en France je regarde ce que je retrouve dans mon ordinateur et vous le fais parvenir. Bravo pour le choix de la destination !
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Par tesladdict
#29196
Dimanche 2 juin

Petites mises au point des comptes mal rendus et des approximations ambiguës.
Dans les jours passés j’ai en effet un peu fourché mon clavier. J’ai par exemple livrée une photo du rabbin Loew malencontreusement rapportée au Golem. Vous aurez bien sûr tous corrigé : on ne peut confondre le vénérable rabbin avec sa créature d’argile, conçue dit la légende pour défendre ses ouailles de toutes les exactions commises contre eux. Un super héros quoi. Mais « dans tes rêves ». Parce que dans la synagogue Pinkas, effet coup de poing, 77 297 noms sont inscrits sur les murs, ceux des victimes de l’holocauste, originaires de Bohême et de Moravie.

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Le vieux cimetière attenant dont le temps a fait vaciller les 12 000 stèles en est singulièrement apaisant. La plus vieille tombe date de 1439. La plus récente de 1787 avant l’interdiction de tout ensevelissement dans l’enceinte de la ville.

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Et puisqu’on en est aux horreurs de l’histoire qui ne l’oublions pas se répètent aujourd’hui, ailleurs, avec la même férocité citons la crypte de l’église orthodoxe Saints Cyril et Metod, dans laquelle les 7 parachutistes responsables en 1942 de l’attentat contre Heydrich se suicidèrent, trahis par un membre du réseau de résistance. Près de 400 innocents perdirent la vie en représailles, l’ensemble du village de Lidice fut rayé de la carte et ses habitants fusillés, tous les prêtres orthodoxes et leurs familles tués ou déportés, les résistants démasqués liquidés.

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Difficile de revenir dans le léger. Mais la déambulation hasardeuse dans les rues de Prague et la vision des belles choses qu’elle expose chasse peu à peu les idées noires. En se laissant porter on trouve sans chercher ce qu’on avait raté. Simplement en levant le nez.

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Sigmund Freud, sereinement accroché à une poutre au-dessus de la rue et que les passants font mine de vouloir rattraper.

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Des maisons qui dansent. Ginger et Fred, le petit nom qu’on donné les Praguois à ces bâtiments de Vlado Milunic et Franck Gehry.

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De nouveaux passages dont celui qui arbore la publicité pour Tesla. Mais Tesla radio!

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Une Tesla pour de vrai. C’est la seule que nous ayons vu pour l’instant.

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Des cinémas à l’air délicieusement suranné. Mais l’air seulement.

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Des façades ébouriffantes.

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Un Paternoster. Qu’est-ce que c’est?

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Un ascenseur qui ne s’arrête pas. On y monte et on en descend en marche!

Des pâtisseries que ressemblent étrangement aux Lämmele, les moutons en biscuit qu’on cuit à Pâques en Alsace.

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Le seul et unique lampadaire cubiste au monde. Je ne suis d’ailleurs pas sûre que ce soit un mal, affaire de goût.

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Une église de 1347 dont la construction s’est arrêtée au chœur, les guerres hussites mettant à mal le projet.

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Même que certains en sourient.

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Et puisqu’on parle de goût, j’ai retrouvé le nom de mon déjeuner d’hier. Et son origine. « Parmi les plats de viande classiques, la svíčková que l’on mange souvent lors des grandes occasions comme les mariages est un rôti de boeuf bouilli avec une sauce crémeuse aux légumes mixés accompagné de knedliky, quenelles de farine coupées en tranche pour saucer le tout, et d’un peu de crème chantilly et de confitures d’airelles ». En plein dans le mille. Mais ce midi, toujours pour faire couleur locale j’ai pris une ... soupe. Les Tchèques adorent la soupe et la mienne était délicieuse. Par la même occasion -vous avez du comprendre que je ne bois pas de bière, je ne parviens pas à aimer ça - j’ai découvert une alternative locale goûteuse et agréable : la limonade aux fruits. Rien à voir avec notre boisson pétillante et sucrée. C’est frais, parfumé et désaltérant. Au choix, multifruit, framboise, citron, sureau...

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Pour notre dernier jour à Prague nous n’avons rien changé à notre rythme. Une moyenne de 8 kms par jour, des découvertes programmées, des surprises parce qu’on est curieux, des images fortes. La ville est d’une richesse incroyable. Il nous resterait tant à faire encore. Des musées, de l’art contemporain, les maisons cubistes que nous allons essayer de découvrir demain en partant, les nouveaux quartiers, les parcs...

Alors comment résumer notre expérience? Des pavés, des pavés partout, des gris, des bruns, des noirs, des gros, des petits, des serrés, des espcés, des plats, des inégaux.Il faut de bonnes semelles pour trotter sans s’esbigner les arpions.

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Du monde, beaucoup. Trop par moments et par endroits. A observer la fréquentation de la ville, Prague est à l’évidence au delà du touriste classique lambda une destination pour groupes de jeunes mâles pileux et barbus, amateurs de bière et de bruit, pour jeunes filles en virée copines avant mariage ( ou après mais ça se voit moins), pour asiatiques en mode photos de mariage, pour amateurs d’art sacré, d’architecture, de littérature et de musique et de salsepareille!

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Prague ne manque pas d’arguments pour séduire. Depuis notre dernier séjour il y a 12 ans la ville a changé du tout au tout. Monuments ravalés, rues refaites, piétonisation élargie des zones touristiques, multiplication des restaurants et des cuisines. On ne vous houspille plus pour passer la commande au plus vite, on ne vous arrache plus l’assiette des mains avant même que vous ayez posé votre fourchette. Les Praguois qui nous avaient laissé un souvenir plutôt rugueux sont pour la plupart aimables. Restent quelques irréductibles de l‘ancienne école qui vous envoient purement et simplement promener. En voie de disparition heureusement.

Ce dimanche soir nombre d’envahisseurs se seront envolés et nous irons une dernière fois franchir le pont Charles. Resteront les pigeons sur les statues et l’éternel cliché romantique de la ville aux cents clochers. Parfait pour une soirée à deux!
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Par tesladdict
#29229
Lundi 3 juin

Z’avez vu la tronche du pigeon? Romantisme nocturne on repassera pigeon mon frère ! Rendez-vous mi janvier à minuit par -25° avec blizzard et glace.

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Saviez-vous que je suis têtue? Ce matin 6:30 sur le pont ha-ha! Ben c’est PAS assez tôt. Catastrophique si ce était aussi exotique. La vieille ville froufroute de partout de tulle, satin, cotonnades blanches, voiles, diadèmes, ombrelles, costumes noirs, harcelés par des nuées de moustiques jeans, T-shirt, blousons, bardés d’appareil inquisiteurs et de miroir aux alouettes. Roméo et Juliette qui seraient pas morts et soigneraient leur éternité à coup de clichés Made in pros. Ils ont raison. Au moins une fois l’amour évaporé restera le splendide décor, immuable lui.

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Dernières impérissables images, dernières sensations, émotions, odeurs gourmandes de cannelle des trdelnik, suaves des fleurs des tilleuls, minérales de la graisse des roues des trams à ranger
dans ma boîte à souvenir. Je parle de ma tête, pas de mon appareil. Et une féroce envie qui monte de revenir. Prague s’apprivoise. Je rentre réveiller mon doudou pour la suite de nos aventures.

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Une fois encore les voituriers n’ont pas suivi notre demande. Petit arrêt au SuC de Vestec équipé de 8 chargeurs dont 4 pour Model 3. Deux Model S d’occase sont en expo. De les voir autant briller au soleil rend mon chauffeur nerveux. Nous n’avons toujours pas trouvé de station de lavage hormis celles à rouleaux, exclues, forcément.

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Objectif n°1 des 3 étapes de ce lundi : Podebrady dont la place principale vaudrait le détour. Confiance, allons voir. Au pire, on a trouvé une station à jets. De quoi faire nager la voiture dans l’eau thermale du bonheur. Avec l’embarras du choix!

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Objets inanimés avez-vous une âme? En tout les cas un corps et des envies puisque ici, vous avez bien lu on invite les voitures à un Happy hour pour une rincée après 19:00! Sont barrés ces Tchèques.


On n’est jamais aussi bien servi que par sa pomme et l’office de tourisme national sait y faire parce que à moins de vouloir faire une cure d’eau miraculeuse et de voir que ça ne marche pas au nombre de rolators qui déambulent dans de jolis parcs verdoyants à l’horizontale comme à la verticale et George de Podebrady premier roi hussite qu’on nous dit trouvant de surcroît opportun par les chaleurs qu’il fait de se dissimuler sous un échafaudage opaque, l’arrêt ne se justifie que par le prix incroyablement modique des dames pipi : 12 cts d’euro. A presque donner envie d’y revenir.

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Hue Første IlI maintenant toute brillante. Kolin nous attend enfin on espère. Sa place principale, son Hôtel de Ville sgraphité, sa majestueuse église Saint Bartolomeje. À rebrousse-poil l’église est fermée, à rebrousse-poil la commerçante à laquelle nous demandons poliment et gentiment l’équivalent de 4 euros en pièces pour le parcmètre et qui nous envoie péter. À rebrousse-poil la serveuse du restaurant qui nous fait lanterner et s’occupe de la commande de 3 tables arrivées après nous. Proč ( non n’imaginez rien ça veut dire pourquoi?) et adieu. Mais une très jolie place, un marché paysan coloré et légumineux et un serveur super sympa dans le bistrot côté ouest auprès duquel je commande mon défi du jour, une kulajda , excellente soupe à base de patates, champignons, crème, parfumée à l’aneth et garnie d’un œuf poché. Un régal.

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Objectif 2. Arrivés à Sedlec nous acquérons un billet de 3 entrées pour 2 églises -incroyable pour un pays aussi agnostique que la Tchéquie le fond de commerce que cela représente- et un ossuaire que, quand vous en découvrirez les images, vous allez garder les os de poulet voire ceux des côtes de bœuf et demander à vous proches de vous en fournir pour vous lancer dans un bricolage créatif avec les enfants. Ici, le motif de départ est, en 1870, le rangement des centaines de squelettes inhumés dans le cimetière surpeuplé de l’abbaye. L’artiste élu s’appelait Frantisek Rint et eut la lumineuse idée d’en faire un lustre, des candélabres, des vases Médicis, un blason et des sortes de tentes quechua impossibles à plier. Et des ribambelles de guirlandes. Poétique on vous dit!

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Pour nous une autre des choses à ne pas forcément faire de faite.

Plus loin belle découverte. Démarrée en 1280 par les bénédictins achevée 40 ans plus tard, cramée par les Hussites en 1421 Notre-Dame de l’assomption doit attendre le jeune Jan Santini Aichel apparement une pointure du XVIIIème pour renaître de ses cendres en version baroque gothique pour ce qui n’a pu être récupéré dans son jus. Elle ne sera définitivement restaurée qu’en ...2001.
Les stucs de ses voûtes forcent l’admiration, tout comme l’escalier en colimaçon, sans pilier d’appui. Une œuvre magistrale.

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3. A Kutna Hora, troisième entrée de notre ticket le plafond de Sainte Barbe rivalise sans peine avec le précédent. Les ors gothiques sont pareillement présents à l’appel, de superbes statues en bois de 3,50 m de haut veillent depuis le premier étage. Justice, tempérance...

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On peu monter à la galerie et découvrir la charpente sans une seule pièce métallique.

De là on peut encore s’interroger sur le sexe des anges mais il est indéniable qu’ils manquent un peu de consistance et s’avèrent un peu creux.

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Ce soir nous avons choisi notre hébergement à Skryje au château Hostakov. Un bijou noyé dans la verdure, une oasis de calme et de tranquillité après le bruit de la capitale. L’accueil est délicieux, les chambres impressionnantes, la cuisine divine à des prix sans commune mesure avec notre référentiel français. Une halte merveilleuse.

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Et de quoi satisfaire notre belle.

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A demain.
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Par tesladdict
#29255
Mardi 4 juin

Skryje -Telc 105 kms en 1:35

... surtout quand dans l’éblouissement du moment et la joie de prendre le volant j’en oublie le carnet de route. La nuit a été parfaite, le petit déjeuner une tuerie, le personnel de l’hotel adorable, il fait si beau que le cœur léger ...et ma tête vide nous partons direct vers Telc. Peut-être sont-ce les pavés survivants de l’ère moins opulente de la Tchécoslovaquie qui en nous secouant dans un bruit d’enfer m’ont fait négliger de réviser le programme. Ou alors l’ivresse du pilotage? Les splendeurs gothicobaroques de Zd’nar nad Sazavou et l’église estampillée Népomucène dite la plus extravagante du baroque d’Europe centrale échapperont à notre avidité culturelle. Partie remise à une autre fois peut-être.

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On a aussi somptueusement ignoré Trebic que pourtant j’y avais trouvé sur Charge Map une prise de recharge gratuite sur un parking municipal pendant que nous visiterions ce qu’il y avait à visiter.

J’avais l’impression d’avoir tellement de temps que j’ai même fait le crochet par une tour relais équipée de 176 marches pour voir les environs de Telc avec hauteur. C’est haut et c’est beau.

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Et c’est, arrivée dans la chambre d’hotel de Telc que POUF! la mémoire m’est revenue. Oh la buse!

Nous avions plutôt bien roulé sur la route à deux voix pourtant singulièrement chargée en camions. Des grands, des gros mais au moteur rudement costaud. Avec la limitation à 90, c’est à peine s’ils nous limitaient. Seuls les pentes successives à 12% parvenaient parfois à freiner leurs ardeurs. Ouf que!
On a bien failli se faire envoyer dans le décor par un paisible local nous doublant en pleine ligne continue à une vitesse qu’on pourra qualifier de largement excessive et que nous avons retrouvé quelques minutes plus tard! Cherchez l’erreur!

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Et donc, à Telc on est arrivé tôt. Et Telc c’est : une grande place exceptionnelle + un château renaissance à éventuellement découvrir. Alors Trebic à 39kms, son chargeur type2, son musée de la crèche-oui c’est un toc, je sais, j’exagère- on se le fait?

On se le fait.

100 kms A-R, routes coupées, déviations, caprices de notre Gironde Péronnelle Satellisée. La température monte. Trebic, parking trouvé, place dédiée VE, on a branché notre belle sur la prise e-on. On suit la procédure. Ça marche. A nous Trebic.

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On trace sur l’église baroque à ne pas manquer : coup de patin, on y célèbre des funérailles. On se dirige vers le musée. Plus de crèches. On cherche le quartier juif, cimetière privatisé pour cause d’inhumation. On cherche la seconde synagogue au haut d’une pente abrupte. Elle est en bas au bord du cours d’eau qui traverse la ville. Et fermée. On revient à la voiture, on débranche. Nickel. Il y a quelques instants je viens de trouver dans ma boîte mail la facture de la charge effectuée : 35cts d’euro le kW. Plutôt salée la gratuité ! On va lui apprendre la bière à Første III.

Soyons honnêtes nous avons fait une intéressante et instructive découverte de l’ancien quartier juif de la ville et la route, même difficile à trouver était vraiment belle.

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Champs de céréales, forêts magnifiques mais dont le nombre de pins morts interpelle, petits étangs disséminés, la carpe semble une spécialité des tables du coin, nous avons même échappé au gros vilain orage qui a tout fait pour nous effrayer. Mais que la gueule. A peine quelques grosses gouttes.

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Et le retour à Telc malgré les nouvelles variations erratiques de direction entre les indications officielles qui prenant en compte la circulation générale orientent vers de routes à gros débit et les choix de notre Géniale Pinailleuse Sophistiquée qui va au plus court à été serein et détendu.
Et là grand place de Telc -non je ne copierai pas le nom, trop compliqué- est vraiment exceptionnelle. Pavée, bordée de maisons à arcades et pignons couleur pastel elle fait étrangement penser aux maisons hanséatiques, toutes pareilles et toutes différentes. Presque un effet décor. Ma petite fille que j’ai eu en face-time tout à l’heure m’a fait remarquer que cela ressemblait au faux village du dessin animé Transylvanie! Elle ont été reconstruites en 1530 en style renaissance après l’incendie de la ville.

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Deux fontaines et une colonne de la peste de 1720 agrémentent le haut de la place opposé au château.

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Colonnes de la peste? A force d’en voir, on en oublie leur origine. Et pourtant, au XVIIème , elles doivent leur érection à la fois à la célébration de la fin d’une épidémie et à la victoire de la contre-reforme. Elles sont couronnées par la Vierge Marie, entourées de Saints ou de la Sainte Trinité, autant de cultes dénoncés par les Protestants. Bisque bisque rage. Sur la fin, elles ne sont plus élevées en relation avec les épidémies mais pour célébrer des victoires. On a gagné les doigts dans le nez. Et tant pis pour ceux qui y sont restés.

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Ce soir nous avons paisiblement dîné sur une terrasse de la place et regardé se coucher le soleil. C’est l’été. Le thermomètre a atteint les 35° à Trebic cet après-midi. Peu de touristes, beaucoup de locaux profitent de ces premiers jours de clémence météorologique. L’escalope viennoise et le bœuf à l’oeuf au plat -c’est comme ça ici et c’est bon- sont délicieux et plus que bon marché. Un fondant au chocolat à tomber au bar de l’hotel. Ne reste plus qu’à tomber dans le lit.
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Par tesladdict
#29262
Mercredi 5 juin

Telc- Trebon 68 kms = environ 1:00

mais par Jindrichuv Hradec que ce matin j’avais tout révisé mon petit carnet noir pour pas refaire bêtise.

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Petites routes bordées de frémissants bouleaux, étangs comme des miroirs brisés, mystiques chapelles, forêts denses de sapins et non de pins comme je l’ai écrit par erreur hier, avec toujours cet inquiétant dépérissement par individus ou groupes. De grandes zones sont déboisées, des stocks de troncs attendent l’embarquement. Sont-ce les moribonds qu’on a coupé ? J’ai eu beau chercher sur Internet, je n’ai rien trouvé qui puisse m’apporter une réponse. En savez-vous plus que moi?

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La circulation sur les petites routes est fort agréable même si le revêtement laisse parfois à désirer et que leurs centre de formation de trous peuvent s’enorgueillir de résultats aussi bons que les nôtres. Le respect de la limitation à 50 dans les villages est encouragé par les radars de contrôle quasi systématiques. Aussi décourageants qu’en France puisque même plus que réglo ça s’affiche encore en rouge!

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Pourtant, preuve de l’internationale vilénie des administrations sanctionnantes, dans la seule des nombreuses localités traversées dépourvue de cet équipement, j’ai surpris un gendarme en treillis militaire que-je-disparais-dans-le-décor, muni d’un joli radar pistolet en pleine partie de cache-cache derrière l’angle d’une maison, visant les véhicules entrant dans l’agglomération.

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Nous sommes arrivés. Il fait 30°. Nous entrons vite dans le château de Jindrichuv Hradec ... au frais. Les visites ne sont là encore pas libres et il faut choisir entre ce qui est montré suivant le circuit choisi et la durée du circuit et l’heure de départ du circuit et la langue du guide. Compliqué. On va au plus court, départ dans la minute qui suit, en Tchèque mais avec un livret papier en Allemand ou Anglais. Le château retrace la vie de ses propriétaires, hommes influents au long des siècles. A retenir le côté paisible de l’histoire, pas de guerre, pas de destruction sauf par le feu ce qui n’a rien d’anormal dans ces époques. Certains de ces propriétaires éclairés ont été amis des arts et de Mozart dont les doigts se sont posé sur les touches du piano que vous voyez sur ma photo.

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Petites histoires dans la grande. En une seule nuit le lit que vous voyez ci-dessous a garantit sa pérennité. Napoléon y a dormi. Lors de son séjour à Schönbrunn pour la reddition de Vienne le 12 mai 1809 il s’était plaint de l’inconfort épouvantable du mobilier. Son ami le général Savary confortablement logé dans la maison de la famille Cernin apprenant les raisons de la nuit blanche de l’Empereur lui fit porter le lit qu’il avait à sa propre disposition et qui convint merveilleusement au petit caporal devenu grand. Les Cernin en furent si fiers qu’ils y apposèrent une plaque qui s’y trouve encore aujourd’hui !

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Je ne puis pas davantage taire la triste histoire de Perchta von Rozmberk l’une des filles de la famille qui fut mariée par son père à John von Lichtenstein auquel le devenu beau-père, trouvant subitement son gendre inintéressant, ne versa la dot de sa fille. Moche. Sauf que si lui était tranquille avec l’économie réalisée, la fille elle paya cash. Un mari cruel et sadique à tel point qu’on dit qu’au lendemain du décès de Perchta, une ombre blanche vint hanter les lieux et ne les quitta plus jamais. Aujourd’hui encore certains prétendent l’avoir vue.

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Et puis il y a le Rondel, la rotonde dans le jardin, un chef d’ouvre du maniérisme réalisé au XVIème siècle par un architecte italien réputé Baldassare Maggi qui s’appliqua à ne répéter aucun motif utilisé. Chapeau.

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Il est 13:00 lorsque nous regagnons la place principale, remarquable au même titre que toutes ces places tchèques. Colonnes mariales, maisons renaissances, arcs, voûtes, portes d’entrées des rues. Un amour de décor. On déjeune sur le pouce. Je tente une soupe goulasch. Fameuse. Mon homme toujours prudent une tarte aux légumes correcte. Les desserts on oublie.

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31 kms plus loin nous entrons dans Trebon. Passage à l’hotel ranger Første III, poser les bagages, et hop. A 2 minutes du centre à pied. Façades renaissance, arches, pavés et un peu de constructivisme en souvenir.

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Nous voici tranquillement installés à une terrasse de bistrot sous les arcades de la place principale celle que les guides rangent parmi les plus belles mais que nous on préfère vraiment Telc, beaucoup plus vaste et plus impressionnante. Ici il y a par contre beaucoup plus d’animation, nombre de cyclistes et éventuellement quelques curistes. Ce qui pourtant n’a pas développé la maîtrise de langues autres que locale où que nous soyons allés! Paraît que les bains de boue trébonnienne vous requinquent le système locomoteur. Une fois accompli le tour de la vieille ville qui se réalise en une vingtaine de minutes en trainant les pieds, on aurait bien locomoté dans la vénérable brasserie locale, celle du Régent datant de 1368. Mais subir pendant une heure un sabir dont on ne peut rien saisir dépasse notre niveau d’abnégation. On va acheter des bouteilles et se faire les commentaires en français.

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Le château est une autre possibilité d’exploration mais pas plus d’un château par jour est un de nos principes. On veut bien à la limite arpenter un peu le très beau parc arboré. Mais il fait 30°.

Les tentations dépensières pour les fashion addicts que nous sommes ont étrangement tourné court.

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Et voilà pourquoi nous voici tranquillement installés à l’ombre à une terrasse de bistrot sous les arcades de la place principale de Trebon, celle que les guides rangent parmi les plus belles mais que nous on préfère vraiment Telc, beaucoup plus vaste et plus impressionnante.

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Dans notre découverte de la ville nous avons repéré un restaurace comme on les aime, discret, modeste dans ses apparences. Une carte incompréhensible et fermé avant 18:00. Au-dessus des deux fenêtres deux poissons en tôle se regardent en chien de faïence. On n’est pas dans la séduction ça devrait être bien.

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Ça a été parfait.

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